À Yaoundé, plusieurs meetings ont marqué cette première journée, dont celui du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), parti présidentiel. Bien que Paul Biya, 92 ans, n’ait pas pris part à l’événement, ses partisans se sont engagés à défendre son bilan et à mobiliser pour sa réélection.
Face aux critiques récurrentes concernant l’âge avancé du chef de l’État, René Emmanuel Sadi, président régional de campagne du RDPC pour le Centre, a répondu directement :
« L’âge n’est ni une tare ni une malédiction. Tout au contraire, l’âge est une bénédiction », a-t-il affirmé devant les militants.
Le responsable a également attaqué l’opposition, pointant un manque supposé d’expérience de ses candidats dans la gestion des affaires publiques :
« Si on n’a jamais été chef de bureau ou chef de service, comment peut-on prétendre être Chef d’État ? On n’a jamais géré une épicerie et on veut tout de suite gérer la République. »
Quant à l’absence du président Biya au lancement de la campagne, le ministre Laurent Serge Etoundi, président de la commission départementale du RDPC pour le Centre, a relativisé :
« Il n’y a pas de règle qui oblige un candidat à être présent à chaque meeting. La campagne a été lancée simultanément dans les dix régions, il était donc impossible pour le Président d’être partout à la fois. »
Au-delà de Yaoundé, le RDPC a déployé ses équipes dans l’ensemble des 360 communes du pays pour marteler le même message : obtenir un large plébiscite en faveur de Paul Biya le 12 octobre prochain.
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