À Garoua, ville natale du candidat où il s’est retranché depuis deux semaines, la situation a été particulièrement violente : des affrontements ont opposé manifestants et forces de l’ordre, avec jets de pierres et tirs de sommation. En fin de journée, la mort d’une enseignante touchée par balle a été rapportée par plusieurs sources locales.
À Yaoundé et Douala, des rassemblements similaires ont également eu lieu avant d’être violemment dispersés par la police, notamment dans les quartiers Tsinga et New-Bell.
Le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, a fait état de nombreuses interpellations, précisant que 20 personnes seront déférées devant la justice militaire pour insurrection et incitation à la révolte.
En réaction, les autorités locales ont interdit la circulation des motos-taxis dans les trois villes concernées, entre 6 h et 18 h, jusqu’à nouvel ordre.
La Commission électorale doit proclamer les résultats définitifs ce jeudi, dans un climat de fortes tensions et d’incertitude politique.
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