Il y a quelques jours, la fille du président, 27 ans, avait exhorté les électeurs à ne pas voter pour Paul Biya lors du scrutin du 12 octobre 2025, affirmant qu’il avait « fait souffrir beaucoup de gens, y compris sa propre famille ». Ses propos avaient eu un large écho, secouant la scène politique camerounaise en pleine campagne.
Mais dans une vidéo de plus de trois minutes publiée dimanche, Brenda Biya a pris un ton conciliant et s’est excusée :
« La politique, je n’y connais rien. Je dois me remettre en question. Je ne me rends pas compte des gens que je heurte », a-t-elle reconnu.
« Paul Biya est un bijou »
Vêtue de grandes lunettes de soleil, elle a ensuite loué son père, le qualifiant de « bijou » et d’« excellent candidat » :
« Plus tard, le peuple se rendra compte que leur président était un grand homme et un excellent candidat », a-t-elle affirmé, tout en soulignant son admiration pour « l’intellect de [son] père » et « le cœur de [sa] mère ».
Mea-culpa et mise au second plan
Brenda Biya reconnaît s’être « trompée en essayant de se mêler des élections », se décrivant comme « impulsive » et « sans légitimité » pour donner des conseils politiques :
« Quelqu’un qui n’y connaît rien dans quelque chose devrait naturellement se taire », a-t-elle conclu, invitant les Camerounais à « former leur propre opinion ».
Un contexte politique tendu
À 92 ans et après 42 années au pouvoir, Paul Biya brigue un nouveau mandat. Les déclarations de sa fille, d’abord critiques puis laudatives, interviennent à un moment crucial de la campagne électorale et ne manquent pas d’alimenter les débats au Cameroun comme à l’étranger.
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