Parmi les suspects, une femme de 38 ans a été mise en examen pour complicité de vol en bande organisée et association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime. En larmes lors de sa présentation au juge, elle a été placée en détention provisoire, confiant avoir « peur pour ses enfants ».
Un homme de 37 ans, déjà connu de la justice pour des faits de vol, a également été mis en examen pour vols en bande organisée et association de malfaiteurs. Il a demandé un débat différé, qui se tiendra dans les prochains jours, et a été incarcéré provisoirement dans l’attente. Tous deux contestent leur implication dans l’affaire, aussi bien en garde à vue que devant le juge d’instruction.
Les trois autres personnes interpellées ont été relâchées sans poursuites immédiates. Ces arrestations s’ajoutent à celles du 25 octobre, qui avaient conduit à la mise en examen et à l’incarcération de deux hommes âgés de 34 et 39 ans. Ces derniers sont soupçonnés d’avoir pénétré dans la galerie d’Apollon pour s’emparer des précieux bijoux et auraient partiellement reconnu les faits.
Un butin de 88 millions d’euros toujours porté disparu
Le butin, estimé à 88 millions d’euros, reste à ce jour introuvable. Selon la procureure de la République, les malfaiteurs se sont emparés de huit pièces d’exception, parmi lesquelles un collier et une boucle d’oreille de la collection Marie-Louise, un diadème et des boucles d’oreilles issus des collections Marie-Amélie et Hortense, ainsi que deux broches, dont une reliquaire, et un nœud de corsage de l’impératrice Eugénie.
« Ces joyaux sont désormais invendables, et quiconque tenterait de les acheter se rendrait coupable de recel », a rappelé Laure Beccuau, appelant à leur restitution volontaire.
Ce cambriolage d’une audace rare, commis au cœur même du musée le plus visité du monde, suscite toujours une vive émotion dans le monde de l’art et met en lumière la vulnérabilité du patrimoine culturel français face au crime organisé.
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