Réunie à Ouagadougou dès 8 heures, la Cour de cassation, présidée par Pascal Bamouni, a rendu sa décision en l’absence du prévenu. Le collectif d’une vingtaine d’avocats de Me Kam attendait un délibéré susceptible de remettre en cause la procédure de détention.
Arrêté en 2024, l’ex-leader du Balai citoyen avait d’abord été placé au secret, avant d’être transféré à la Maison d’arrêt et de correction des armées (MACA), où sa famille et ses avocats peuvent désormais le rencontrer.
La défense conteste une détention qu’elle juge illégale
La défense estimait qu’aucun élément nouveau n’était venu démontrer l’existence d’indices « graves et concordants » pouvant établir l’implication de Me Kam dans un supposé complot contre la junte au pouvoir. Selon ses avocats, les charges retenues reposent sur une procédure « abusive », justifiant l’invalidation des ordonnances de mise en examen.
Si le premier président de la Cour a reconnu la recevabilité formelle du recours, il l’a rejeté sur le fond, confirmant ainsi le maintien en détention du leader politique.
Une décision dont la motivation n’a pas encore été communiquée
Les motifs détaillés de la Cour de cassation n’ont pas encore été transmis aux avocats. Ils devraient être communiqués dans les prochains jours, selon une source judiciaire.
En attendant ces précisions, Me Guy Hervé Kam s’apprête à entamer son seizième mois de détention, une situation qui continue de susciter l’inquiétude de sa famille, de ses proches et de plusieurs organisations de défense des droits humains.
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