Revenu au pouvoir en 2023 après plus d’une décennie d’absence, Lula avait déjà dirigé le Brésil entre 2003 et 2010. Ces derniers mois, il laissait entendre qu’il pourrait se représenter « si sa santé le permettait », sans toutefois l’annoncer officiellement. C’est désormais chose faite.
« Je vais briguer un quatrième mandat au Brésil (…). Mon mandat se termine fin 2026, mais je me prépare à disputer de nouvelles élections », a déclaré Lula lors d’une conférence de presse commune avec son homologue indonésien Prabowo Subianto. Souriant, le président brésilien a lancé : « Lundi prochain, j’aurai 80 ans, mais je peux vous assurer que j’ai la même énergie que quand j’en avais 30 ! »
Une déclaration qui vise aussi à rassurer sur son état de santé, après une opération d’urgence subie fin 2024 pour résorber un hématome crânien. En début d’année 2025, Lula avait vu sa popularité reculer face à une inflation galopante, notamment sur les produits alimentaires.
Un contexte politique favorable à la gauche
Cette annonce intervient alors que la droite brésilienne traverse une profonde crise. L’ancien président d’extrême droite Jair Bolsonaro, figure emblématique du camp conservateur, a été condamné à 27 ans de prison pour tentative de coup d’État et demeure assigné à résidence. Sans leader fédérateur, le camp bolsonariste peine à se réorganiser.
Dans le même temps, la fermeté de Lula face à la guerre commerciale engagée par les États-Unis lui a valu un regain de popularité. Washington, sous la présidence de Donald Trump, a récemment imposé des surtaxes de 50 % sur plusieurs produits brésiliens, accusant Brasilia de persécuter les alliés de Bolsonaro. En réponse, Lula s’est érigé en défenseur de la « souveraineté nationale » et du « respect des partenaires latino-américains ».
Rencontre en vue entre Lula et Donald Trump
Malgré les tensions, un rapprochement diplomatique semble à l’horizon. Selon des sources diplomatiques, une rencontre entre Lula et Donald Trump pourrait avoir lieu en Malaisie, en marge du sommet de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN), prévu à Kuala Lumpur. Les deux chefs d’État, qui se sont entretenus par téléphone début octobre, devraient tenter d’apaiser les tensions bilatérales et évoquer les grands dossiers commerciaux.
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