Pour l’instant, la direction refuse toutefois de valider ce départ et privilégie une rencontre directe avec lui. Mercredi 4 mars 2026, les principales figures du parti se sont réunies au siège de la formation à Cotonou pour une réunion de crise qui a duré un peu plus d’une heure. Au centre des discussions se trouvait la lettre par laquelle leur leader historique annonce son intention de quitter la tête du parti.
À l’issue de la rencontre, les responsables ont indiqué qu’aucune décision n’avait encore été prise. Le secrétaire à la communication, Guy Mitokpè, a expliqué que le parti ne pouvait pas, pour l’instant, « prendre acte » de cette démission. Selon lui, Thomas Boni Yayi demeure la figure centrale du mouvement et une discussion directe s’impose avant toute position officielle.
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Le comité permanent souhaite ainsi dépêcher rapidement une délégation auprès de l’ancien président afin d’échanger avec lui. Cette rencontre pourrait permettre soit de le convaincre de rester à la tête du parti, soit de clarifier les conditions de son retrait, officiellement motivé par son état de santé.
Mercredi soir, la composition de cette délégation n’était pas encore arrêtée, mais les dirigeants entendaient accélérer les démarches. Leur objectif est de rencontrer Boni Yayi ce vendredi 6 mars, date prévue pour une réunion de coordination nationale.
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Initialement consacrée à la stratégie du parti pour l’élection présidentielle du 12 avril prochain, cette réunion devrait finalement être largement dominée par la question de la démission de l’ancien chef de l’État. Une situation qui place le parti face à une décision délicate, tant l’influence de Boni Yayi reste déterminante dans l’opposition béninoise.
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