Selon les autorités militaires, l’attaque s’est produite à plus de 750 kilomètres de Cotonou, dans cette zone frontalière considérée comme particulièrement sensible sur le plan sécuritaire. Un groupe d’hommes armés a pris pour cible un poste de l’armée béninoise, provoquant la mort de quinze soldats. Cinq autres militaires ont été blessés, mais leur pronostic vital ne serait pas engagé, d’après le porte-parole de l’armée.
Cette attaque constitue l’une des plus meurtrières enregistrées au Bénin depuis près d’un an. La région de Karimama, située à la jonction entre le Bénin, le Niger et le Burkina Faso, a déjà été confrontée à plusieurs incidents sécuritaires ces dernières années, liés à l’expansion des groupes jihadistes dans le nord du pays.
En réponse à l’assaut, les forces béninoises ont mobilisé un aéronef militaire pour traquer les assaillants. Selon des sources sécuritaires, l’appareil a intercepté une colonne de combattants circulant à moto, un mode opératoire fréquemment utilisé par les groupes armés dans la région. L’intervention aérienne aurait permis de neutraliser quatre assaillants et de détruire plusieurs motos.
Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, a revendiqué l’attaque dans un communiqué diffusé après les faits. Le groupe affirme avoir pris le contrôle de la position militaire visée. Une version catégoriquement rejetée par les autorités béninoises. « Ils ne contrôlent absolument rien », a assuré un haut responsable militaire.
À la suite de l’attaque, les opérations de ratissage se poursuivent dans la zone afin de retrouver d’éventuels assaillants encore présents. Le niveau d’alerte a également été renforcé sur l’ensemble des positions militaires dans cette région du nord du pays.
Pour l’heure, l’armée béninoise n’a pas communiqué de détails supplémentaires sur les circonstances exactes de l’attaque ni sur les mesures envisagées dans le cadre de la riposte.
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