Durant cette entrevue, M. Englebert a présenté au souverain pontife neuf propositions rassemblées sous le mot d’ordre « Plus jamais ça ». Parmi elles, la mise en place d’un dépistage psychologique obligatoire pour les candidats à la prêtrise. Selon le témoin, le pape s’est montré réceptif à cette idée, affirmant l’avoir lui-même suggérée à Chicago dans le cadre de réformes internes de formation religieuse.
Sur la question des indemnisations des victimes, Léon XIV a reconnu les difficultés d’instaurer un système global, évoquant les différences structurelles entre les continents. Il a également précisé qu’il ne pouvait intervenir directement dans les finances des évêques, tout en s’engageant à rencontrer les évêques belges pour évaluer les dispositifs existants.
Cette audience s’inscrivait dans la volonté du Vatican de réexaminer la politique actuelle des évêques belges en matière de lutte contre les abus sexuels dans l’Église. Le « Groupe des 15 », représentant plus de 1.500 victimes reconnues, avait estimé mardi que les mesures mises en œuvre en Belgique « ne vont pas plus loin qu’une limitation des dégâts » et que « le véritable dialogue avec l’Église reste impossible ».
Pour les victimes, cette rencontre constitue une étape symbolique mais essentielle vers une reconnaissance plus concrète de leurs souffrances et une réforme durable des pratiques au sein de l’institution ecclésiale.
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