Dimanche, Sajid Akram et son fils Naveed Akram ont ouvert le feu à plus de quarante reprises pendant une dizaine de minutes sur la foule rassemblée pour célébrer Hanouka, une fête majeure du calendrier juif. L’attaque avait rapidement été qualifiée d’antisémite par les autorités, sans que les motivations exactes des assaillants ne soient alors précisées.
Une radicalisation évoquée par le Premier ministre
S’exprimant sur la chaîne publique ABC, Anthony Albanese a apporté de nouveaux éléments laissant penser à une radicalisation préalable des deux hommes. « Il semblerait que cela ait été motivé par l’idéologie de l’État islamique », a déclaré le chef du gouvernement.
Touché par les tirs lors de l’intervention des forces de l’ordre, Naveed Akram est sorti du coma mardi matin et est actuellement interrogé par la police. Son père, Sajid Akram, a été abattu lors de l’attaque.
Drapeaux de l’EI et engins explosifs
Selon Mal Lanyon, responsable de la police de Nouvelle-Galles-du-Sud, le véhicule retrouvé à proximité de la plage, immatriculé au nom du fils, contenait « deux drapeaux de l’État islamique confectionnés à la main » ainsi que des engins explosifs improvisés.
Les enquêteurs examinent également de près un voyage effectué par le père et le fils à Mindanao, dans le sud des Philippines, environ un mois avant les faits. « Les raisons de ce déplacement, son objectif et les lieux visités font actuellement l’objet d’une enquête », a précisé Mal Lanyon.
Cette région de l’archipel philippin est connue pour abriter des groupes extrémistes liés à plusieurs attentats jihadistes. Selon une source antiterroriste citée par ABC, Sajid Akram s’y serait rendu avec un passeport indien, tandis que son fils aurait voyagé avec un document australien. Les deux hommes auraient suivi un entraînement de type militaire.
Des signaux connus des services de renseignement
L’attaque soulève également des interrogations sur la capacité des autorités à prévenir le passage à l’acte. Anthony Albanese a confirmé que Naveed Akram avait fait l’objet de vérifications par les services de renseignement en 2019, sans être considéré à l’époque comme une menace imminente.
« Il avait attiré leur attention en raison de ses relations avec d’autres individus », a expliqué le Premier ministre. Deux de ses contacts avaient ensuite été inculpés et emprisonnés. Selon des informations recueillies à Sydney, le jeune homme fréquentait un prédicateur jihadiste ainsi qu’un recruteur de l’État islamique, aujourd’hui incarcéré.
Le jour de l’attentat, Naveed Akram avait indiqué à sa mère qu’il partait pêcher. Les autorités estiment qu’il se serait en réalité retranché avec son père dans un appartement loué, où l’attaque aurait été minutieusement préparée.
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