L’affaire impliquait également son ancien garde du corps, Adriaan Snyman, accusé de lui avoir remis l’arme. Celui-ci a toutefois été acquitté. Pour Malema, cette décision démontre un traitement raciste de la justice : « Snyman, parce qu’il est blanc, est acquitté, et moi, je suis reconnu coupable », a-t-il déclaré devant ses partisans.
Le tribunal d’East London a rejeté la défense du leader populiste, qui affirmait qu’il s’agissait d’un simple pistolet-jouet. La magistrate Twanet Olivier a estimé que les preuves confirmaient l’utilisation d’une véritable arme à feu.
Un verdict lourd de conséquences politiques
Julius Malema, figure clivante de la scène politique sud-africaine, risque jusqu’à 15 ans de prison. Aucune peine minimale n’étant prévue, le tribunal dispose d’une marge d’appréciation. Le prononcé de la sentence est fixé au 23 janvier 2026. Malema a d’ores et déjà annoncé qu’il ferait appel « jusqu’à la Cour constitutionnelle » si nécessaire.
Un opposant controversé
Fondateur en 2013 des Economic Freedom Fighters, quatrième force politique du pays avec près de 9 % des voix aux dernières élections, Malema s’est imposé comme un opposant radical à l’ANC de Cyril Ramaphosa. Son programme politique prône notamment : l’expropriation sans compensation des terres détenues par des Blancs, la nationalisation des mines et des banques. Des positions qui polarisent profondément la société sud-africaine.
Le dirigeant de l’EFF avait également fait l’objet de critiques internationales après qu’une vidéo de lui a été diffusée par Donald Trump lors d’une rencontre avec Cyril Ramaphosa, dans laquelle l’ex-président américain avait relayé la thèse infondée d’un prétendu « génocide des Blancs » en Afrique du Sud.
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