Le bilan s’élève désormais à 92 morts, selon les chiffres officiels, et plus de 4 000 personnes se retrouvent sans abri. Les intempéries ont débuté le 9 juin, frappant de plein fouet les provinces du Cap-Oriental, du Cap-Occidental, du KwaZulu-Natal et du Free State. À Mthatha, l’une des villes les plus touchées, des torrents d’eau ont submergé routes, écoles, hôpitaux et maisons, emportant tout sur leur passage. Selon les autorités locales, plus de 4 229 habitations ont été complètement détruites et près de 2 000 autres gravement endommagées.
Des vagues atteignant jusqu’à 4 mètres de hauteur ont été observées dans certaines zones. Les habitants ont été surpris par la rapidité de la montée des eaux. Des familles ont dû trouver refuge sur les toits ou dans les arbres en attendant l’arrivée des secours.
Hommage national et état de catastrophe
Le service commémoratif s’est tenu dans l’enceinte du King Sabatha Dalindyebo TVET College à Mthatha. Autorités locales, chefs religieux et citoyens ont uni leurs voix pour honorer la mémoire des victimes. Le président Cyril Ramaphosa, qui s’est rendu sur place quelques jours plus tôt, a rappelé que ces événements extrêmes étaient directement liés au changement climatique et à la précarité des infrastructures dans certaines zones informelles.
Le 18 juin, le gouvernement a officiellement déclaré l’état de catastrophe nationale, permettant une mobilisation plus rapide des ressources et des fonds d’urgence pour la reconstruction.
Écoles, hôpitaux et routes touchés
Les dégâts matériels sont considérables. Plus de 127 écoles et une vingtaine de centres de santé ont été gravement affectés, entraînant des fermetures temporaires. Les élèves ont été relocalisés et des abris d’urgence ont été ouverts pour accueillir les familles sinistrées.
Un drame particulièrement marquant a touché un bus scolaire emporté par les eaux : six enfants ont péri, quatre sont portés disparus, tandis que trois ont survécu après s’être agrippés à des branches.
Des secours dépassés
Malgré la mobilisation des forces de sécurité, de la police et de l’armée, les efforts de sauvetage ont été jugés insuffisants. Manque d’hélicoptères, absence d’unités cynophiles et de plongeurs professionnels ont retardé les recherches et mis en lumière les carences logistiques en matière de gestion des catastrophes naturelles.
Plusieurs voix de la société civile et de l’opposition ont dénoncé une négligence des infrastructures et une inégalité d’accès à la sécurité entre zones urbaines et quartiers précaires.
Une crise climatique durable
Le président Ramaphosa a insisté sur le fait que ce type de catastrophe pourrait devenir plus fréquent si des actions concrètes ne sont pas entreprises contre le réchauffement climatique. Il a appelé à renforcer les infrastructures, en particulier dans les zones les plus vulnérables.
Afrique
Europ et Moyen-Orient
Amériques
Asie









