Cette initiative, baptisée Opération Prosper, avait été lancée le 30 janvier 2026 et se poursuivra jusqu’au 30 avril. Le contingent envoyé dans le Gauteng vient renforcer les effectifs déjà mobilisés dans d’autres provinces, et le budget alloué à cette opération dépasse 80 millions de rands, soit environ 4,9 millions de dollars, selon un communiqué officiel du commandant en chef des SANDF adressé à l’Assemblée nationale.
Les soldats travailleront en étroite coordination avec le Service de police sud-africain (SAPS), en appui aux forces de l’ordre locales, avec des mécanismes stricts de contrôle pour assurer une action efficace et coordonnée.
Cette mobilisation militaire suscite cependant des critiques de la part de certaines organisations de la société civile, qui mettent en garde contre les risques liés à l’usage de la force et aux potentielles violations des droits humains. Les partisans de l’opération insistent sur le fait que l’ampleur des activités minières illégales, souvent liées au crime organisé et aux conflits violents autour des ressources, nécessite des moyens renforcés et des interventions spécialisées que la police seule ne peut assurer.
Le Gauteng, moteur économique de l’Afrique du Sud, connaît une recrudescence de l’exploitation minière illégale, qui alimente selon les autorités la violence, la dégradation environnementale et le développement de réseaux criminels. Le gouvernement présente l’Opération Prosper comme une réponse pour démanteler ces filières, protéger les communautés, sécuriser les ressources minérales et restaurer la confiance du public dans les forces de l’ordre.
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