Deux témoins clés ont occupé le devant de la scène : Étienne Mbassi, déclarant de douanes se présentant comme proche des services de renseignement, et Van Chakra, caporal de l’armée camerounaise. Considérés comme les dernières personnes à avoir vu Martinez Zogo vivant avant son enlèvement le 17 janvier 2023, ils affirment avoir assuré de manière informelle la protection du journaliste, qui disait se sentir menacé. Agacés par les questions de la défense, leurs récits restent jugés « peu clairs » par Maître Calvin Job, avocat des ayants droit du journaliste.
« Nous sommes d’accord qu’un individu a été missionné pour appâter Martinez Zogo. Les témoignages d’aujourd’hui confortent cette thèse. Les pièces du puzzle se reconstruisent », a affirmé l’avocat au micro de nos confrères de RFI.
La défense dénonce un « flou » et des contradictions
L’interprétation est cependant contestée par Maître Jacques Bougny, avocat de Justin Danwe, l’un des principaux accusés. Selon lui, les déclarations entendues manquent de cohérence :
« Il y a tout un flou autour des différentes déclarations et beaucoup de contradictions. Nous espérions une meilleure lisibilité sur les événements du 17 janvier. Ce n’est pas le cas aujourd’hui », a-t-il assuré.
La veille, un autre témoin, Alain Ekassi, proche de Martinez Zogo, avait déjà surpris la cour en orientant les soupçons vers un autre accusé que Jean-Pierre Amougou Belinga, l’homme d’affaires considéré jusqu’ici comme la figure centrale du dossier.
La prochaine audience est fixée au 16 décembre, une étape attendue dans ce procès qui continue de passionner l’opinion publique camerounaise.
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