Depuis février 2026, les autorités polonaises examinent les fichiers rendus publics par le département de la Justice des États-Unis. Selon le parquet, ces éléments font apparaître « un soupçon raisonnable de commission de crime de traite d’êtres humains sur le territoire de la Pologne », dans le cadre de l’affaire Epstein.
Recrutement et transport présumés de victimes en Europe centrale
D’après le communiqué officiel, entre 2009 et 2019, Jeffrey Epstein aurait tenté de recruter de jeunes femmes et mineures en Pologne, en les trompant sur la nature réelle de leur futur emploi à l’étranger. Des offres d’emploi d’hôtesses auraient notamment été utilisées pour convaincre les victimes.
Le parquet précise que le pédocriminel aurait ensuite organisé le transport de ces jeunes femmes hors du territoire polonais, dans le but de les exploiter sexuellement. Les correspondances rendues publiques mentionnent notamment Daniel Siad, présenté comme un recruteur d’Epstein, qui relatent ses déplacements dans de petits villages polonais, mais également en Slovaquie, République tchèque et Hongrie.
Aucune inculpation pour l’instant
Pour le moment, aucune personne n’a encore été inculpée dans le cadre de cette enquête. La législation polonaise prévoit que la traite d’êtres humains est passible d’une peine maximale de 20 ans de prison.
Cette enquête s’inscrit dans la dynamique internationale de suivi des activités criminelles de Jeffrey Epstein, après la diffusion par les autorités américaines de documents détaillant son réseau et ses méthodes de recrutement en Europe.
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