Les procureurs lui reprochent d’avoir porté atteinte aux intérêts militaires de la Corée du Sud en ordonnant l’envoi de drones en territoire nord-coréen, une opération jugée provocatrice.
Selon l’AFP, l’affaire remonte à octobre 2024, lorsque Pyongyang avait affirmé détenir la preuve que Séoul avait fait survoler sa capitale par des drones chargés de brochures de propagande. Si le gouvernement sud-coréen de l’époque n’avait pas confirmé ces allégations, le parquet a ouvert une enquête spéciale en 2025 pour déterminer si cette mission relevait d’une stratégie volontaire visant à provoquer le Nord et à justifier une riposte militaire un potentiel “casus belli”.
Cette inculpation marque une étape inédite dans la vie politique sud-coréenne, où les anciens chefs d’État sont fréquemment visés par des enquêtes après leur mandat, mais rarement pour des faits liés à la sécurité nationale. Elle risque également de raviver les tensions intercoréennes, dans un contexte déjà tendu marqué par la reprise des essais balistiques de Pyongyang et la montée des divisions internes à Séoul.
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