Selon leur avocate, Me Roselyne Serikpa, l’accusation s’appuie notamment sur une vidéo tournée le 27 septembre à Yopougon, montrant une réunion animée par Nestor Dahi, responsable de la mobilisation au sein du parti.
« C’est son rôle de galvaniser les militants : il n’a pas appelé à l’insurrection », plaide la défense. Elle estime que la justice reproche surtout au PPA-CI de s’opposer publiquement au quatrième mandat du président sortant Alassane Ouattara, dont la candidature a été validée alors que celle de Laurent Gbagbo a été rejetée par le Conseil constitutionnel début septembre.
Une opposition sous pression avant la présidentielle
Ces inculpations interviennent dans un contexte politique tendu, à moins d’un mois de la présidentielle du 25 octobre 2025. Le PPA-CI et le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) ont annoncé l’organisation d’une marche commune dans les prochains jours pour réclamer un dialogue politique et des élections inclusives, transparentes et démocratiques.
Le gouvernement invoque l’autorité du Conseil constitutionnel
De son côté, le ministre porte-parole Amadou Coulibaly a rappelé que les décisions du Conseil constitutionnel « ne sont pas susceptibles de recours ».
« Les contester, c’est tomber sous le coup de la loi », a-t-il insisté, justifiant ainsi la sévérité de la procédure judiciaire engagée contre les deux cadres du PPA-CI.
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