Le Sommet mondial des gouvernements à Dubaï a servi de tribune à plusieurs responsables africains pour porter un plaidoyer en faveur de l’entrepreneuriat des jeunes sur le continent. Objectif : transformer les idées en croissance économique durable tout en renforçant la transparence et la gouvernance.
Le président du Botswana a lancé un appel direct à la jeunesse africaine, l’encourageant à rester et à investir en Afrique pour contribuer à son développement. Selon lui, le potentiel du continent repose sur une génération capable d’innover dans les domaines de la technologie, de la culture, du sport, de la gouvernance et de l’économie numérique.
Le ministre auprès du président botswanais, Moeti Caesar Mohwasa, a illustré ce message par son propre parcours :
« Je suis devenu directeur de l’innovation à 31 ans, puis ministre de l’Éducation à 33 ans. À 35 ans, j’ai été récompensé comme meilleur ministre au monde. Aujourd’hui, je suis ministre en chef de mon pays. Cela montre que les jeunes Africains contribuent déjà au monde et continueront à le faire. »
Gouvernance et intégrité au cœur du développement
Au-delà de l’entrepreneuriat, les dirigeants ont insisté sur la nécessité d’un cadre politique et institutionnel solide pour garantir que la croissance profite à l’ensemble des populations.
Le Premier ministre sierra-léonais, Dr David Moinina Sengeh, a partagé l’expérience de son pays en matière de réformes :
« Lorsque nous sommes arrivés au pouvoir, nous avons lancé un audit judiciaire après de graves allégations de corruption. Il ne s’agit pas seulement d’identifier les problèmes, mais aussi d’empêcher qu’ils ne se reproduisent alors que nous reconstruisons notre pays et bâtissons ce que nous appelons une deuxième république. »
Ce discours souligne l’importance d’une gouvernance transparente pour accompagner l’essor de l’innovation et de l’investissement sur le continent africain.
Souveraineté et choix stratégiques des États africains
Le président du Zimbabwe, Emmerson Mnangagwa, a pour sa part insisté sur la souveraineté des États africains dans leurs partenariats internationaux. Il a rappelé que chaque pays reste libre de « choisir ses partenaires sans avoir à rendre compte », dans un contexte de recomposition géopolitique et économique.
À Dubaï, le message commun des dirigeants africains est apparu limpide : la jeunesse constitue le moteur du développement du continent. Mais pour transformer ce potentiel en réussite durable, l’Afrique devra conjuguer innovation, leadership et gouvernance responsable.
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