Selon les informations, « le discours sera ferme » face aux putschistes au pouvoir. Consciente d’avoir souvent manqué d’efficacité lors de précédents coups d’État en Afrique de l’Ouest, la Cédéao reconnaît jouer ici sa crédibilité. « Les consignes sont strictes : il faut un retour rapide à l’ordre constitutionnel », insiste un membre de la délégation.
Le renversement du pouvoir, apparenté à une manœuvre orchestrée par l’ancien président Umaro Sissoco Embaló au profit d’un général proche de lui, est largement condamné dans la région.
Quelles options sur la table ?
À ce stade, aucune des sources contactées ne confirme la possibilité d’une intervention militaire de la Cédéao. « Il faut tout faire pour un retour à la normalité », affirme toutefois un ministre participant à la mission, laissant entendre que toutes les voies diplomatiques demeurent privilégiées.
Parmi les pistes envisagées pour sortir de la crise : la publication des résultats officiels des élections, l’analyse des irrégularités et responsabilités éventuelles, la mise en place d’un mécanisme de transition strictement encadré par la Cédéao.
La transition d’un an rejetée par la Cédéao
Les nouvelles autorités militaires ont annoncé une transition d’un an. Mais selon plusieurs sources, la délégation ouest-africaine devrait refuser catégoriquement cette option, estimant qu’elle entérinerait le coup de force et prolongerait l’instabilité politique dans le pays.
Cette mission diplomatique constitue désormais un test crucial pour la Cédéao, déterminée à afficher une position unie et à éviter un nouvel enlisement institutionnel en Guinée-Bissau.
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