Les frontières sont désormais fermées, et le processus électoral en cours est suspendu, une décision lourde de conséquences alors que les résultats de la présidentielle et des législatives du 23 novembre devaient être publiés jeudi.
La déclaration a été lue au siège de l’état-major par le général Denis N’Canha, chef de la maison militaire du palais de la République. Le groupe militaire a ordonné la suspension des programmes des médias et l’interruption complète du processus électoral, ce qui implique l’annulation des résultats du double scrutin. Les officiers appellent la population à « garder le calme ».
Ces événements surviennent dans un climat déjà tendu : lors de l’élection du 23 novembre, Embalo et son principal adversaire Fernando Dias da Costa avaient tous deux revendiqué la victoire avant même la proclamation officielle des résultats, attendus le 27 novembre.
La Guinée-Bissau n’en est pas à sa première crise post-électorale : en 2019, l’élection présidentielle avait déjà donné lieu à plusieurs mois de contestations, les deux candidats revendiquant simultanément la victoire.
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