Réunis le 15 novembre à Antananarivo, les 31 membres de la Conférence épiscopale ont exprimé leurs inquiétudes face à des « signaux préoccupants » : l’émergence d’individus « payés pour saboter le changement » et la crainte que la transition s’écarte des aspirations des jeunes qui ont mené le soulèvement.
Les prélats rappellent aux dirigeants que le peuple réclame une rupture avec les coupures d’eau, les délestages, la corruption et les abus de pouvoir. Ils appellent à des réformes sociales et économiques profondes, à une réduction des privilèges de l’ancien régime et à une politique appliquée sur tout le territoire.
Ils exhortent également la population à ne pas tout attendre de l’État et à « changer de mentalité ».
Enfin, l’Église demande le rétablissement de la justice sans tomber dans la vengeance politique, alors que plusieurs affaires visant d’anciens responsables viennent de ressurgir.
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