À Mexico, la tension est montée autour du Palais national, résidence officielle de la présidente Claudia Sheinbaum. Selon des témoins cités par Reuters, un groupe de manifestants cagoulés a arraché les barrières de sécurité, provoquant un affrontement direct avec les forces anti-émeutes. Les autorités ont répliqué par des gaz lacrymogènes, déclenchant plusieurs mouvements de panique.
Le secrétaire à la sécurité publique de la capitale, Pablo Vázquez, a indiqué que 100 policiers avaient été blessés, dont 40 hospitalisés, ainsi que 20 civils. Vingt personnes ont été arrêtées et vingt autres poursuivies pour infractions administratives, a-t-il précisé au média Milenio.
Au-delà de la capitale, des marches simultanées ont été organisées dans plusieurs États, notamment au Michoacán, épicentre de la violence liée au crime organisé et profondément marqué par le meurtre du maire Manzo.
Dans les rues de Mexico, certains manifestants ont directement mis en cause le parti au pouvoir, scandant « Dehors, Morena ! ». D’autres ont appelé à un renforcement urgent des politiques publiques contre la criminalité, criant : « Carlos n’est pas mort, c’est le gouvernement qui l’a tué ! »
Le mouvement a été impulsé par un collectif se présentant sous le nom « Génération Z Mexique », qui affirme dans un manifeste diffusé sur les réseaux sociaux être apolitique et représenter les jeunes Mexicains nés entre 1997 et 2012, lassés de la corruption, de la violence et des abus de pouvoir. La référence à la Gen Z s’inscrit dans une tendance mondiale où des groupes de jeunes adoptent cette identité pour porter des revendications sociales et politiques.
Le gouvernement de Claudia Sheinbaum a toutefois mis en doute l’origine du mouvement, assurant que les manifestations auraient été largement organisées par des groupes d’opposition de droite et amplifiées par des bots sur les réseaux sociaux.
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