Dans un communiqué publié le 6 novembre, le PPA-CI justifie son retrait par l’absence de conditions pour un scrutin crédible et par un environnement politique jugé hostile.
« Les conditions d’élections libres, transparentes et inclusives ne sont pas réunies », affirme le texte, dénonçant un climat de « répression, de persécutions et de harcèlement judiciaire ».
Ce boycott prolonge la position adoptée lors de la présidentielle d’octobre, à laquelle Laurent Gbagbo n’a pas pu se présenter après l’invalidation de sa candidature par le Conseil constitutionnel. Le parti avait alors tenté de mobiliser dans la rue, mais les manifestations prévues avaient été interdites et suivies d’arrestations.
Selon plusieurs sources internes, la question de la participation aux législatives a donné lieu à de vifs échanges lors de la réunion du comité central. Et tout porte à croire que les militants ne sont pas motivés pour retourner aux urnes après le boycott de la présidentielle.
Lors des législatives de 2021, le PPA-CI avait obtenu 18 sièges grâce à une alliance électorale avec le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA).
Mais cette fois, les chemins des deux formations se séparent : le PDCI de Tidjane Thiam a confirmé sa participation au scrutin de décembre, contrairement à son partenaire du Front commun.
Un paysage politique en recomposition
Ce boycott du PPA-CI risque de modifier les équilibres parlementaires et d’affaiblir la coalition d’opposition face au pouvoir en place.
Pour les observateurs, cette décision traduit aussi la volonté de Laurent Gbagbo et de son parti de délégitimer le processus électoral tout en maintenant la pression politique sur le régime du président Alassane Ouattara.
Afrique
Europ et Moyen-Orient
Amériques
Asie










