Radié de la liste électorale en raison d’une condamnation pénale, Laurent Gbagbo a vu sa candidature rejetée par le Conseil constitutionnel, tout comme celle de Tidjane Thiam, président du PDCI. Une décision qu’il juge profondément politique.
« Ceux qui peuvent gagner ces élections ont été écartés. Ce n’est pas une élection, c’est un coup d’État civil. C’est un braquage », a-t-il lancé lors de cet entretien de 52 minutes diffusé en ligne.
L’ex-président, fondateur du Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), dénonce ainsi un scrutin verrouillé et dénué, selon lui, de toute équité démocratique.
Soutien affiché aux manifestants anti-gouvernementaux
Alors que plusieurs manifestations ont éclaté dans le pays depuis deux semaines – entraînant la mort de quatre personnes, dont un gendarme, et l’arrestation de plus de 700 individus, dont 60 condamnés à trois ans de prison ferme – Laurent Gbagbo a tenu à exprimer son soutien moral aux contestataires.
« Moi, je ne leur demande pas de descendre dans la rue. Mais je dis que ceux qui manifestent contre ce braquage électoral, je les soutiens », a-t-il déclaré.
Ses propos risquent d’ajouter de la tension politique à une campagne déjà marquée par une forte polarisation entre le camp présidentiel et une opposition divisée mais mobilisée.
Aucune consigne de vote, même pour le candidat issu du PPA-CI
Interrogé sur le positionnement de son parti, Laurent Gbagbo a tenu à clarifier qu’il ne soutient aucun candidat dans cette élection, pas même Ahoua Don Mello, membre fondateur du PPA-CI mais exclu du parti après avoir annoncé sa candidature.
« Sa candidature n’a jamais été un débat au sein du parti », a précisé l’ancien président, écartant toute ambiguïté sur sa ligne politique.
À la veille de la clôture de la campagne, cette prise de parole publique marque un retour politique remarqué de Laurent Gbagbo, qui tente de peser sur le débat national malgré son exclusion du scrutin.
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