Ce système, longtemps repoussé, enregistrera désormais les données biométriques des voyageurs — une photo d’identité et les empreintes digitales de quatre doigts pour toute personne âgée de plus de douze ans.
Les informations collectées incluront également la date, l’heure, le lieu d’entrée et de sortie, ainsi que l’identité complète du voyageur. En cas de refus d’accès, la décision sera également inscrite dans la base de données.
Chaque pays dispose de six mois de transition, jusqu’au 10 avril 2026, pour une mise en œuvre complète du dispositif.
Des séjours de courte durée concernés
Le système s’appliquera uniquement aux séjours de moins de 90 jours sur une période de 180 jours, qu’il s’agisse de visiteurs nécessitant un visa ou de ressortissants des 59 pays dispensés de visa pour entrer dans l’espace Schengen.
Objectif : renforcer la sécurité et lutter contre la fraude à l’identité, le terrorisme, les trafics d’enfants et le crime organisé, tout en s’assurant que les voyageurs respectent la durée maximale autorisée.
Des bornes automatiques pour fluidifier les contrôles
L’Union européenne promet un processus rapide et sans formulaire à remplir. Des bornes automatiques, déjà testées à la gare londonienne de St Pancras pour les trains Eurostar, devraient être déployées dans les aéroports, ports et gares européennes.
Les voyageurs pourront ainsi scanner leur passeport, prendre leurs empreintes digitales et se faire photographier avant le contrôle final par un agent frontalier.
Des critiques persistantes
Le projet, lancé il y a plusieurs années, a connu de nombreux retards. Prévu initialement pour 2022, puis repoussé à 2024, il a été freiné par la France, l’Allemagne et les Pays-Bas, représentant près de 40 % du trafic de voyageurs dans Schengen.
Certaines agences de voyage dénoncent une lourdeur administrative accrue, tandis que des défenseurs des libertés s’inquiètent de la protection des données personnelles.
Par ailleurs, plusieurs voix au Royaume-Uni y voient une forme de « sanction post-Brexit », bien que Londres ne fasse plus partie de l’espace Schengen.
Schengen, un espace distinct de l’Union européenne
L’espace Schengen compte 29 pays, dont la Suisse, la Norvège, l’Islande et le Liechtenstein, mais pas l’Irlande ni Chypre, pourtant membres de l’Union européenne. Les micro-États comme Monaco, Andorre, Saint-Marin et le Vatican y sont également intégrés de facto.
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