Cette annonce a été faite samedi 4 octobre, à l’occasion d’une convention extraordinaire du Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (Cojep), organisée à Yamoussoukro, la capitale politique du pays. Devant environ 200 militants réunis en congrès, les membres du Cojep ont voté majoritairement pour appuyer Simone Ehivet, candidate de l’opposition.
Blé Goudé écarté du scrutin, mais mobilisé politiquement
Radié de la liste électorale en raison d’une condamnation judiciaire, Charles Blé Goudé n’a pas pu présenter sa candidature. Ce statut ne l’empêche pas de jouer un rôle d’influence dans la scène politique ivoirienne.
« À partir de demain, je rentre en campagne pour Simone Ehivet », a-t-il déclaré sous les applaudissements, appelant ses partisans à « se mobiliser massivement » pour le scrutin.
Faisant référence à l’élection municipale de 2018, il a ajouté :
« La liste électorale n’est pas parfaite, mais c’est avec elle que des élus ont été portés au pouvoir. Il faut donc s’en servir pour faire entendre notre voix. »
Une alliance symbolique dans l’opposition
Ce rapprochement entre Charles Blé Goudé et Simone Ehivet marque un tournant dans le paysage politique ivoirien. Tous deux anciens proches de Laurent Gbagbo, ils s’étaient éloignés ces dernières années avant de retrouver une convergence stratégique à l’approche du scrutin.
Comme Simone Ehivet, Blé Goudé a par ailleurs suspendu sa participation à la Coalition pour une alternance pacifique en Côte d’Ivoire (CAP-CI). Créée il y a un an, cette plateforme visait à promouvoir un dialogue politique avec les autorités pour garantir un processus électoral plus transparent.
Le soutien de Blé Goudé pourrait ainsi redessiner les équilibres de l’opposition ivoirienne, dans une élection déjà marquée par des tensions politiques et des débats sur la crédibilité du processus électoral.
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