Partie d’Espagne en septembre avec 45 navires transportant militants et personnalités politiques, la flottille entendait acheminer une aide humanitaire et protester contre le blocus imposé par Israël à Gaza, dénoncé par l’ONU comme aggravant la famine dans le territoire palestinien.
Mercredi soir, la marine israélienne a commencé à intercepter les embarcations après les avoir averties qu’elles pénétraient dans une zone sous contrôle israélien. Jeudi, plus de 30 bateaux avaient déjà été saisis ou étaient sur le point de l’être, selon les organisateurs, qui affirment avoir perdu le contact avec plusieurs navires.
Les images diffusées par les autorités israéliennes montrent Greta Thunberg entourée de soldats, en train de rassembler ses affaires avant son transfert vers un port israélien.
Vives réactions internationales
Le mouvement islamiste Hamas a dénoncé un « crime de piraterie », tandis que la Turquie a qualifié l’opération d’« acte de terrorisme ». En Colombie, le président Gustavo Petro a annoncé l’expulsion de la délégation diplomatique israélienne.
En Europe, la France a exhorté Israël à « assurer la sécurité des participants », tandis qu’en Italie, des centaines de manifestants se sont rassemblés à Rome et Naples en signe de protestation. Madrid, de son côté, a convoqué la chargée d’affaires israélienne après avoir rappelé que les militants étaient « des citoyens pacifiques ».
Une flottille sous haute tension
La mission Global Sumud (« résilience » en arabe) se présente comme une initiative pacifique visant à « briser le blocus » et à livrer une aide d’urgence à une population « confrontée à la famine et au génocide ». Elle rassemble des militants de plus de 40 pays.
Fin septembre, l’Espagne et l’Italie avaient déjà dépêché des navires militaires pour escorter la flottille, dénonçant des « attaques par drones » attribuées à Israël. Mais les bâtiments européens avaient cessé leur escorte avant l’entrée en zone déclarée d’exclusion par Tel-Aviv.
Ce n’est pas la première fois que la militante Greta Thunberg et Rima Hassan participent à une telle mission : en juin et juillet, elles avaient déjà été interceptées puis expulsées après avoir tenté de rejoindre Gaza par la mer.
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