Le 26 septembre dernier, c’est le Premier ministre malien, le général Abdoulaye Maïga, qui a pris la parole devant l’Assemblée générale. Dans un discours virulent, il a accusé l’Algérie de « soutenir le terrorisme international » et a exhorté Alger à « respecter la souveraineté des États ». Sa charge, répétée à trois reprises, visait directement les autorités algériennes.
La réponse n’a pas tardé. Ce lundi soir, le ministre algérien des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, est monté à la tribune pour s’adresser frontalement au Premier ministre malien. Le ton fut particulièrement violent :
« Le sommet de la bassesse atteint par ce faux poète mais vrai putschiste n’est rien d’autre que du bavardage de caniveau », a-t-il déclaré, dénonçant des « logorrhées de soudarts ».
Quelques heures plus tard, la mission permanente du Mali auprès de l’ONU publiait un communiqué officiel qualifiant la sortie algérienne d’« action hostile, inamicale et condescendante ». Le texte accuse de nouveau Alger de « parrainer le terrorisme international », confirmant que la passe d’armes entre les deux capitales est loin de s’apaiser.
Le bras de fer avait déjà franchi une étape juridique. Le 16 septembre, Bamako avait saisi la Cour internationale de justice (CIJ) pour dénoncer une « agression algérienne ». Mais trois jours plus tard, la procédure s’est refermée, l’Algérie ayant refusé de se soumettre à la juridiction de la CIJ.
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