Le journaliste est poursuivi notamment pour diffamation et complicité de diffusion de données par voie électronique, à la suite d’une plainte déposée par le Premier ministre nigérien Ali Mahamane Lamine Zeine.
Ali Soumana a été transféré à la prison de Say, située à une cinquantaine de kilomètres au sud de Niamey. Cette incarcération fait suite à un article publié fin août par Le Courrier, concernant une affaire de fraude présumée sur des cargaisons de cigarettes impliquant des commerçants et des responsables de la douane. L’article mentionnait également un document lié à ce dossier, portant la signature du chef du gouvernement.
Ce n’est pas la première fois qu’Ali Soumana est inquiété par la justice. En avril dernier, il avait déjà été placé en garde à vue après une plainte pour diffamation déposée par l’ancien directeur général des douanes. Il avait alors été libéré après quatre jours de détention.
L’affaire suscite de vives réactions dans le pays et au-delà. Dans un communiqué, l’Union des journalistes de la presse libre africaine (UJPLA) s’est dite « préoccupée » par la situation des journalistes au Niger. L’organisation appelle les autorités à garantir la liberté de la presse et à respecter le droit à l’information.
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