Plusieurs quartiers de la ville et de sa périphérie ont été classés « zones rouges », avec des ordres d’évacuation adressés aux habitants. D’après Israël, près de 70 000 personnes ont déjà quitté Gaza-ville sur une population d’environ un million. Mais, selon des sources militaires citées par le quotidien israélien Haaretz, environ 200 000 habitants pourraient refuser de partir et rester dans les zones de combat.
Sur le terrain, l’agence Reuters rapporte une progression des chars israéliens dans le quartier de Cheikh-Radwan, situé à quelques kilomètres du centre. Des maisons ont été détruites et des incendies ont éclaté dans des campements de tentes, alors que les bombardements aériens continuent de pousser de nombreux habitants à fuir leurs foyers.
Contrôle de la bande de Gaza
Selon l’AFP, l’armée israélienne contrôle désormais environ 75 % de la bande de Gaza, un territoire de 365 km² où vivent près de deux millions de personnes, déplacées à plusieurs reprises depuis le début du conflit. L’ONU y a déclaré un état de famine, une affirmation rejetée par Israël.
Le gouvernement de Benyamin Netanyahu a réaffirmé son objectif de prendre le contrôle sécuritaire du territoire frontalier afin de mettre fin à la menace du Hamas, au pouvoir depuis 2007. Cette stratégie se poursuit malgré les pressions internes et internationales en faveur d’un cessez-le-feu et de la libération des otages enlevés lors de l’attaque du 7 octobre.
Bilan humain
Cette attaque avait entraîné la mort de 1 219 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des chiffres officiels. Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 47 sont encore retenues à Gaza, dont 25 seraient mortes, selon l’armée israélienne.
En représailles, l’offensive israélienne a causé la mort d’au moins 64 231 personnes dans la bande de Gaza, en majorité des civils, selon le ministère de la Santé du Hamas. Ces chiffres sont considérés comme fiables par l’ONU.
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