Selon un rapport publié par l’organisation, les cas recensés par le Réseau des liens familiaux sont passés de 169 500 en 2019 à près de 284 400 en 2024. Une augmentation que la Croix-Rouge attribue à l’intensification des conflits armés, aux mouvements migratoires massifs et au non-respect persistant du droit international humanitaire.
Derrière ces statistiques, ce sont des vies brisées et des familles en quête de réponses. Chaque disparition laisse derrière elle une douleur intime : celle d’un père, d’une mère, d’un enfant ou d’un frère dont l’absence devient une épreuve insoutenable. L’organisation rappelle que les États et les parties aux conflits ont la responsabilité légale et morale de prévenir ces situations, de protéger les civils et d’apporter un soutien durable aux proches.
Le respect des Conventions de Genève reste, selon la Croix-Rouge, un outil essentiel de prévention : préserver l’unité familiale, échanger des informations sur les personnes détenues ou encore recenser les morts sont autant d’obligations qui réduisent le risque de disparition.
Malgré ce constat préoccupant, des avancées existent. En 2024, plus de 16 000 personnes disparues ont pu être localisées et plus de 7 000 ont retrouvé leur famille. Le Réseau des liens familiaux a également facilité la transmission de 90 000 messages Croix-Rouge et permis plus de 2,3 millions d’appels téléphoniques, autant de gestes qui redonnent espoir aux familles dans l’attente.
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