Les échanges de tirs ont eu lieu dans le Nil occidental, une région reculée du nord-ouest de l’Ouganda, alors que les tensions entre les deux pays voisins s’intensifient autour de territoires contestés.
D’après le général de division Felix Kulayigye, porte-parole de l’armée ougandaise, l’incident s’est produit lundi après qu’un soldat ougandais a été tué. En représailles, les troupes ougandaises auraient abattu trois militaires sud-soudanais ayant, selon Kampala, illégalement franchi la frontière et établi un camp sans autorisation. « Nous avons été contraints d’employer la force », a justifié le porte-parole.
Au Soudan du Sud, le bilan communiqué est plus lourd. Wani Jackson Mule, un responsable local de l’État d’Équatoria central, a déclaré avoir reçu les corps de cinq soldats. Il dénonce une « attaque surprise » des troupes ougandaises dans une zone que Juba considère comme étant sous sa souveraineté.
Face à l’escalade, un cessez-le-feu immédiat a été conclu entre les deux armées. Le général de division Lul Ruai Koang, porte-parole des forces sud-soudanaises, a annoncé qu’une enquête conjointe serait menée pour clarifier les circonstances de l’affrontement.
Les différends frontaliers entre l’Ouganda et le Soudan du Sud ne sont pas nouveaux. Plusieurs portions de la frontière restent mal définies depuis l’indépendance du Soudan du Sud en 2011. Un comité bilatéral de délimitation a été mis en place et vise à parvenir à un accord définitif d’ici 2027.
Malgré une coopération militaire active entre les deux pays Kampala ayant déployé des troupes pour soutenir le président sud-soudanais Salva Kiir dans le cadre du processus de paix , les affrontements armés entre leurs forces restent rares. Cet incident met néanmoins en lumière la fragilité persistante de la relation entre les deux États, sur fond de rivalités territoriales non résolues.
Afrique
Europ et Moyen-Orient
Amériques
Asie










