Selon les organisateurs, environ 25 000 personnes ont participé à la marche. « On est là pour défendre des carrières soutenables », explique Célia, présente avec une amie au cœur du cortège. Les deux femmes ont rejoint les rangs sur invitation des organisations syndicales, qui critiquent vivement les orientations sociales de l’exécutif. Le principal point de tension : le projet de modification du système de retraite, qui a provoqué un vif rejet chez les manifestants. À l’issue du rassemblement, la présidente du syndicat OGBL, Nora Back, a affirmé que la mobilisation avait rassemblé « 25 000 personnes ».
Parti de la gare centrale, le défilé s’est étiré jusqu’à la place Guillaume II, en empruntant le pont Adolphe, avec une foule compacte recouvrant littéralement les rues. Les couleurs syndicales – rouge, vert, et jaune – dominaient la procession, portée par les membres de l’OGBL, du LCGB et d’ALEBA. En tête de cortège, les dirigeants syndicaux menaient la marche dans une ambiance bruyante, ponctuée de slogans et de coups de klaxon. Le Premier ministre Xavier Bettel n’a pas été épargné : « Frieden, ta réforme, on n’en veut pas », scandaient certains, au grand étonnement de passants venus simplement boire un café en terrasse.
« Ce qui m’amène ici, c’est le besoin de justice sociale. Les travailleurs méritent du respect », déclare Pedro, au départ de la gare. Un peu plus loin, Giuseppe se réjouit : « Cela faisait longtemps qu’on n’avait pas vu autant de monde dans la rue. » Roberto Mendolia, reconnaissable à son bandana jaune, explique que des collègues ont même envoyé des photos depuis leur lieu de travail, en signe de solidarité pour ceux qui n’ont pas pu venir.
À mesure que le cortège progressait, la place du Knuedler se remplissait peu à peu. Un concert donnait le ton avant la série de prises de parole. Devant une foule conquise, Nora Back a fustigé la politique gouvernementale, accusée de miner les fondements du modèle social luxembourgeois et d’ignorer le dialogue avec les partenaires sociaux. Elle a plaidé pour un système de retraite « juste et solidaire ». De son côté, Patrick Dury, leader du LCGB, a dénoncé la remise en cause des conventions collectives et pointé du doigt une réforme qu’il juge « fondamentalement injuste ». Ses propos ont été vivement applaudis par les manifestants, galvanisés par un sentiment d’urgence face aux enjeux sociaux.
Afrique
Europ et Moyen-Orient
Amériques
Asie










