La législation encadrant la Légion d’honneur prévoit qu’une condamnation pénale définitive à une peine d’emprisonnement ferme d’un an ou plus entraîne de plein droit l’exclusion du décoré, sauf décision contraire du Grand Maître de l’Ordre en l’occurrence le président de la République.
Le général François Lecointre, Grand chancelier de la Légion d’honneur, avait déjà évoqué en mars dernier que la procédure de radiation s’appliquait automatiquement dans le cas de Nicolas Sarkozy, condamné à trois ans de prison, dont un an ferme, pour corruption et trafic d’influence.
Une décision sensible, mais attendue
Si Emmanuel Macron avait laissé entendre au printemps qu’il ne souhaitait pas signer de décret de retrait pour un ancien chef d’État, les règles de l’Ordre se sont imposées. La radiation a été prononcée courant juin, discrètement, sans annonce officielle, mais confirmée par les registres publics mis à jour ce week-end.
L’ancien président, qui avait été élevé à la dignité de grand-croix de la Légion d’honneur — la plus haute distinction civile française en 2007 à son accession à l’Élysée, perd désormais ce titre honorifique.
Une première sous la Ve République
C’est la première fois qu’un ancien président de la République française est exclu de la Légion d’honneur. Cette décision marque un tournant symbolique dans l’histoire de l’Ordre, fondé par Napoléon Bonaparte en 1802, qui récompense les mérites éminents au service de la nation.
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