L’enquête, centrée sur des accusations de corruption, s’inscrit dans une série d’actions similaires menées ces derniers mois.
Depuis l’arrestation d’Ekrem Imamoğlu, ancien maire d’Istanbul et figure de proue du CHP, incarcéré en mars 2025, il s’agit de la cinquième vague d’interpellations touchant cette formation politique. Au total, 47 personnes sont concernées par cette nouvelle opération, dont trois maires à Istanbul et deux à Adana, dans le sud du pays. Ces arrestations portent à 271 le nombre de personnes interpellées depuis le 19 mars. À ce jour, 110 individus ont été placés en détention.
Les responsables du CHP dénoncent ce qu’ils qualifient d’« arrestations politiques » et soulignent l’absence de preuves tangibles à ce stade. Selon eux, la justice se base principalement sur des témoignages anonymes, sans qu’aucun acte d’accusation formel n’ait encore été rendu public.
L’opposition soupçonne le pouvoir en place d’instrumentaliser la justice à des fins politiques. Elle y voit une tentative d’écarter Ekrem Imamoğlu, candidat pressenti pour la prochaine élection présidentielle, mais aussi de porter atteinte à la crédibilité du CHP, vainqueur des élections municipales de 2024.
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