Né en Zambie de parents écossais, Guy Scott est mort des suites d’une maladie dans sa ferme située à Lusaka, la capitale zambienne, selon un communiqué du secrétaire du cabinet, Patrick Kangwa.
Un parcours politique marqué par l’histoire
Économiste de formation, Guy Scott a occupé le poste de vice-président de la Zambie entre 2011 et 2014 sous la présidence de Michael Sata.
Après le décès de ce dernier en octobre 2014, il devient président par intérim, une fonction qu’il exerce pendant près de trois mois avant l’organisation d’une nouvelle élection présidentielle.
Son arrivée à la tête du pays a marqué un moment particulier dans l’histoire politique africaine. Il est alors devenu le premier dirigeant blanc à accéder au pouvoir sur le continent depuis Frederik de Klerk, dernier président blanc d’Afrique du Sud avant la fin de l’apartheid.
Une présidence limitée par la Constitution
Malgré son accession temporaire à la présidence, Guy Scott ne pouvait pas se présenter à l’élection présidentielle zambienne. La Constitution du pays exigeait en effet que les candidats aient des parents nés en Zambie, ce qui excluait sa candidature en raison des origines étrangères de ses parents.
Il a finalement été remplacé par Edgar Lungu, élu président en 2015 et resté au pouvoir jusqu’en 2021.
Une figure politique atypique en Zambie
Au-delà de son passage à la présidence, Guy Scott restera associé à une période particulière de la vie politique zambienne. Son parcours, marqué par une ascension jusqu’au sommet de l’État dans un pays africain indépendant, a fait de lui une personnalité singulière sur le continent.
La Zambie doit organiser sa prochaine élection présidentielle le 13 août prochain, dans un contexte politique marqué par les enjeux de succession et de gouvernance.
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