Mercredi, à l’occasion d’un forum présidentiel organisé à l’Université de Makeni, le chef de l’État est revenu sur les objectifs de cette réforme, qu’il inscrit dans la continuité des travaux engagés depuis plusieurs années autour de la révision constitutionnelle.
Une réforme pour moderniser les institutions
« Notre Constitution doit être un document vivant qui évolue avec les aspirations de notre peuple », lance Julius Maada Bio, convaincu qu’un cadre juridique renforcé constitue un levier essentiel pour accompagner l’évolution de la Sierra Leone.
Le processus prévoit que certaines dispositions soient adoptées par le Parlement, tandis que les clauses dites « enracinées » devront obligatoirement être soumises à référendum, conformément aux dispositions constitutionnelles.
Aucune ouverture vers un troisième mandat
Dans un contexte où plusieurs réformes constitutionnelles sur le continent africain alimentent les débats sur la limitation des mandats présidentiels, Julius Maada Bio tient à dissiper toute ambiguïté.
« Ce processus ne concerne ni ma personne ni un quelconque individu ; il vise à garantir un avenir démocratique plus solide pour la Sierra Leone. »
Le président insiste également sur le caractère « transparent, inclusif et indépendant » de cette révision, souhaitant une large participation des citoyens afin que la future Constitution reflète davantage les aspirations nationales.
Une réforme au cœur du renforcement démocratique
Cette révision intervient alors que la Sierra Leone poursuit son processus de consolidation démocratique, plus de deux décennies après la fin de la guerre civile. Ancien militaire, Julius Maada Bio avait dirigé la transition en 1996 avant d’organiser des élections pluralistes et de remettre le pouvoir au président élu. Élu démocratiquement en 2018 puis reconduit en 2023, il présente aujourd’hui cette réforme comme une étape importante du renforcement institutionnel et de la stabilité politique du pays.
La suite nous le dira …
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