Ces mobilisations interviennent alors qu’une date butoir symbolique a été fixée par des organisations anti-immigration, exigeant le départ des ressortissants étrangers en situation irrégulière. Les autorités redoutent une nouvelle vague de violences xénophobes, après plusieurs semaines marquées par des attaques visant des communautés étrangères.
Face à la montée des tensions, des milliers de migrants ont quitté leurs quartiers pour se réfugier dans des centres d’accueil ou chercher à regagner leur pays d’origine. Selon les informations disponibles, au moins quatre personnes, dont deux Mozambicains, un Éthiopien et un Malawien, ont été tuées lors des violences récentes. Plusieurs États africains ont également affrété des avions et des bus afin d’évacuer leurs ressortissants.
À l’origine de cette mobilisation, le mouvement March and March a annoncé le lancement d’une « marche nationale vers la liberté », présentée comme une action de masse appelée à se poursuivre jusqu’à l’expulsion des migrants en situation irrégulière.
Face à cette situation, le président Cyril Ramaphosa a annoncé un renforcement des mesures de lutte contre l’immigration clandestine tout en appelant les chefs traditionnels à contribuer à l’apaisement des tensions. Les autorités assurent que les forces de sécurité resteront mobilisées afin de prévenir les violences, protéger les populations et éviter de nouveaux pillages.
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