Une mesure qui concerne tous les étudiants
La nouvelle disposition s’applique aussi bien aux étudiants bénéficiant d’une bourse qu’à ceux finançant eux-mêmes leurs études. Elle vise également les étudiants inscrits au Burkina Faso qui reçoivent une bourse d’une organisation internationale pour poursuivre leur formation hors du pays.
Selon les autorités, cette autorisation préalable permettra de mieux encadrer les départs des étudiants et de s’assurer que les formations choisies correspondent aux priorités nationales.
Aligner les formations sur les besoins du pays
Le gouvernement justifie cette réforme par la volonté de mieux orienter les parcours académiques des étudiants burkinabè. Les autorités estiment que certains choisissent des filières qui ne répondent pas aux besoins de développement du pays, tandis que d’autres rencontrent d’importantes difficultés une fois installés à l’étranger.
L’exécutif souhaite également disposer d’un recensement précis des étudiants burkinabè vivant hors du territoire afin de mieux préparer leur retour et de favoriser leur contribution au développement socioéconomique national.
Des diplômes non reconnus en cas de non-respect
Le ministère de l’Enseignement supérieur avertit que cette autorisation est désormais obligatoire. Tout étudiant qui entreprendrait des études à l’étranger sans cette validation préalable s’expose au refus de reconnaissance de son diplôme au Burkina Faso.
Selon les données de Campus France, environ 2 500 étudiants burkinabè poursuivaient leurs études en France en 2022. Cette nouvelle réglementation marque un tournant dans la politique burkinabè de gestion des mobilités étudiantes, avec un contrôle accru des formations suivies hors du pays.
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