Élu lors du scrutin présidentiel du 12 avril avec plus de 94 % des suffrages selon les résultats validés par la Cour constitutionnelle, l’ancien ministre de l’Économie et des Finances succède à Patrice Talon après dix années de gouvernance. Cette transition s’inscrit dans le respect des dispositions constitutionnelles limitant le nombre de mandats présidentiels dans le pays.
Durant son discours d’investiture, Romuald Wadagni a promis de faire du développement économique un levier concret d’amélioration des conditions de vie des populations. Le nouveau chef de l’État a insisté sur la création d’emplois, l’accès aux services sociaux de base et le renforcement de la protection sociale, affirmant vouloir bâtir « un Bénin où la croissance profite à tous ».
Le président béninois a également placé la question sécuritaire au cœur de ses priorités. Face à la menace grandissante des groupes jihadistes dans le nord du pays, il a annoncé un renforcement de la coopération régionale et des dispositifs de sécurité afin de protéger les populations et préserver la stabilité nationale.
La cérémonie d’investiture, organisée dans un protocole républicain strict et sobre, a été ponctuée par la prestation de serment devant la Cour constitutionnelle, la remise du Grand collier des ordres nationaux ainsi que le transfert symbolique du commandement des Forces armées béninoises. Plus de 6 000 invités étaient attendus pour cet événement historique.
À 49 ans, Romuald Wadagni hérite d’un pays salué pour ses performances économiques récentes mais confronté à de nombreux défis sociaux, politiques et sécuritaires. Son mandat sera particulièrement observé en Afrique de l’Ouest, dans un contexte régional marqué par des tensions sécuritaires et des transitions politiques sensibles.
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