Un nouveau cadre légal sur le mariage des mineurs
Selon les dispositions du texte, un parent autre que le père ou le grand-père peut conclure un contrat de mariage au nom d’un garçon ou d’une fille mineure, à condition que le conjoint soit considéré comme « compatible » et qu’une dot coutumière soit versée.
Cette législation reconnaît ainsi officiellement les mariages impliquant des mineurs dans le pays. D’après plusieurs médias internationaux, cette pratique existait déjà dans certaines régions afghanes, mais elle bénéficie désormais d’un cadre légal clairement établi.
Des restrictions supplémentaires sur le divorce
Le nouveau code prévoit également des changements concernant les procédures de divorce. Une femme mariée de force ne pourra plus invoquer cette situation comme motif de séparation sans l’accord de son époux.
Le texte indique aussi que l’incapacité d’un mari à subvenir aux besoins de sa famille ne constitue plus un motif valable de divorce. En revanche, plusieurs possibilités de séparation restent reconnues pour les hommes dans certaines situations prévues par la loi.
La Mission d’assistance des Nations unies en Afghanistan (MANUA) a réagi en estimant que ces nouvelles dispositions rendent les démarches de divorce plus complexes pour les femmes afghanes.
Une situation des femmes toujours sous surveillance
Depuis leur retour au pouvoir en 2021 après le retrait des forces américaines, les talibans ont adopté plusieurs mesures concernant la place des femmes dans la société afghane. Les filles ne sont notamment plus autorisées à poursuivre leurs études après l’âge de 11 ans et plusieurs restrictions ont été imposées dans la vie publique.
Selon le Afghanistan Human Rights Center, cette situation a contribué à une augmentation des mariages forcés dans le pays. L’organisation affirme qu’une grande partie des jeunes filles privées d’éducation se retrouvent exposées à ces unions précoces.
Des réactions après la promulgation du texte
À Kaboul, quelques manifestations ont été signalées après l’annonce de cette nouvelle législation. Les autorités talibanes ont toutefois défendu leur décision.
Dans un communiqué relayé par la radio nationale, un porte-parole du gouvernement a déclaré que les autorités ne prêteraient pas attention aux critiques formulées contre ce texte, estimant qu’elles s’opposaient aux principes du système islamique appliqué dans le pays.
Cette nouvelle loi relance ainsi les débats autour de la situation des droits des femmes et des enfants en Afghanistan, alors que plusieurs organisations internationales continuent d’exprimer leurs préoccupations sur l’évolution des libertés dans le pays.
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