La cérémonie d’investiture, organisée dans la capitale ougandaise, a été marquée par un important déploiement militaire. Des avions de chasse russes Sukhoi ont survolé le ciel de Kampala tandis qu’un défilé militaire soigneusement orchestré s’est déroulé en présence de plusieurs chefs d’État africains.
Au cœur de cette démonstration de puissance figurait également le général Muhoozi Kainerugaba, fils du président et actuel chef d’état-major de l’armée. Chargé de superviser les préparatifs du défilé, il apparaît de plus en plus comme une figure incontournable du pouvoir ougandais, alimentant les spéculations autour d’une éventuelle succession politique.
Âgé de 81 ans, Yoweri Museveni a été réélu lors du scrutin du 15 janvier avec 71,65 % des suffrages, selon les résultats officiels. Son principal opposant, Robert Kyagulanyi, connu sous le nom de Bobi Wine, a obtenu 24,72 % des voix.
Au pouvoir depuis 1986, Museveni reste l’un des dirigeants les plus anciens du continent africain. Cette nouvelle investiture confirme sa domination politique, mais relance aussi les débats sur l’avenir démocratique de l’Ouganda et sur les conditions d’une éventuelle transition au sommet de l’État.
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