Magistrat hors hiérarchie de Groupe A, Ibrahime Coulibaly-Kuibiert succède à Patrice Yao Kouakou, dont le mandat est arrivé à expiration.
Cette nomination intervient au lendemain de la dissolution officielle de la Commission électorale indépendante, institution qu’il dirigeait jusqu’à sa disparition. Créée en octobre 2001, la CEI a organisé pendant près de vingt-cinq ans les élections et référendums en Côte d’Ivoire, dans un contexte souvent marqué par de tensions politiques.
Le départ de Coulibaly-Kuibiert de la CEI coïncide ainsi avec la fermeture d’un chapitre important de la vie institutionnelle ivoirienne. Désormais à la tête du Conseil d’État, il prend les commandes d’une des plus hautes juridictions administratives du pays, chargée notamment du contrôle de l’action administrative.
Cette désignation est perçue comme l’un des premiers grands mouvements institutionnels après la réforme ayant conduit à la disparition de la CEI. Elle ouvre également une nouvelle étape dans la réorganisation des institutions publiques ivoiriennes.
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