Âgées d’une vingtaine d’années, elles se trouvaient à bord d’une embarcation de fortune transportant 82 personnes. Le départ a eu lieu dans la nuit de samedi à dimanche, mais le bateau a rapidement rencontré des difficultés techniques. Selon un responsable régional, le moteur ne fonctionnait pas, laissant l’embarcation dériver en mer.
Une première opération de secours a permis de récupérer 17 passagers, conduits au port de Boulogne-sur-Mer. Le reste du groupe, soit 65 personnes, a finalement échoué sur une plage de Neufchâtel-Hardelot, à une douzaine de kilomètres au sud.
C’est à l’intérieur du bateau que les corps des deux jeunes femmes ont été retrouvés.
Plusieurs survivants ont été blessés : treize présentent des blessures modérées, tandis que trois autres sont dans un état plus grave, notamment en raison de brûlures. Tous ont été pris en charge par les services hospitaliers. Ils doivent également être entendus par la police aux frontières afin de faire la lumière sur les circonstances de cette traversée.
Une enquête a été ouverte pour déterminer les responsabilités et confirmer l’identité des victimes.
Ce nouveau drame est le troisième enregistré en un peu plus d’un mois dans cette zone maritime particulièrement risquée. Début avril, deux migrants avaient déjà péri au large de Gravelines, suivis quelques jours plus tard par quatre autres victimes emportées par les courants.
Selon un bilan établi à partir de sources officielles, au moins 29 migrants ont trouvé la mort en 2025 dans ces tentatives de traversée.
Face à cette situation, France et le Royaume-Uni ont récemment renforcé leur coopération, avec un accord visant à intensifier les patrouilles et à lutter contre les réseaux de passeurs.
Malgré ces efforts, les départs se poursuivent, portés par l’espoir d’une vie meilleure, mais souvent au prix de risques extrêmes.
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