Cette position suscite de vives réactions au sein de la société civile. Certains acteurs accusent le chef de l’État d’avoir changé de cap depuis son arrivée au pouvoir. En ligne de mire : ses promesses de campagne, où il s’était engagé à promulguer cette loi. Pour ses détracteurs, ce repositionnement est perçu comme une rupture de confiance avec l’opinion publique.
Un débat à la fois politique et culturel
Au-delà des considérations politiques, le sujet touche également à des questions de valeurs. Plusieurs voix, notamment issues de milieux conservateurs et religieux, estiment que le texte répond à une volonté de préserver les normes sociales et culturelles du pays.
Ce projet de loi, parmi les plus stricts du continent, prévoit notamment de criminaliser les relations entre personnes de même sexe ainsi que toute forme de soutien aux communautés LGBTQ+.
Des priorités nationales en question
À l’inverse, d’autres acteurs soutiennent la position du président. Ils jugent que le Ghana fait face à des défis plus pressants, tels que le chômage, la dégradation des infrastructures ou encore l’exploitation minière illégale, qui impacte gravement l’environnement et les ressources en eau.
Une équation politique délicate
Pour les analystes, ce dossier place John Mahama dans une situation délicate. Il doit concilier ses engagements passés, les attentes d’une partie de la population et les impératifs économiques du pays. Le risque politique : être accusé de revirement.
Un calendrier sensible
Le débat intervient à quelques semaines d’un sommet panafricain sur les « valeurs de la famille », prévu à Accra, qui pourrait accentuer les tensions autour de cette question.
Une issue encore incertaine
Sur le plan législatif, l’avenir du texte reste flou. Bien qu’adopté par le précédent Parlement sous Nana Akufo-Addo, il n’avait jamais été promulgué. Avec la nouvelle législature, la procédure doit reprendre intégralement.
Dans un contexte international marqué par des enjeux économiques et géopolitiques majeurs, certains experts estiment que ces priorités pourraient reléguer ce projet de loi au second plan.
Afrique
Europ et Moyen-Orient
Amériques
Asie




