D’après Ahmad Alavi, responsable au ministère du Patrimoine culturel à Téhéran, de nombreux bâtiments culturels ont été « directement ciblés » et ont subi des dégâts structurels importants.
Parmi les sites concernés figurent plusieurs lieux emblématiques, dont le palais du Golestan, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Également touchés : le palais de Marbre, le musée Teymourtash et le complexe du palais de Saadabad.
Ce dernier, vaste ensemble construit au début du XXe siècle, regroupe plusieurs pavillons transformés en musées et constitue un site majeur de l’histoire contemporaine iranienne.
Un patrimoine historique menacé
L’Iran, riche d’une histoire plurimillénaire, compte de nombreux sites culturels d’importance mondiale. Selon l’UNESCO, au moins quatre sites classés ont déjà été endommagés depuis le début des hostilités.
Parmi eux : la mosquée Jameh et le palais Chehel Sotoun à Ispahan, ainsi que des sites préhistoriques situés dans la vallée de Khorramabad.
La célèbre place Naqsh-e-Jahan, joyau architectural du XVIIe siècle, aurait également subi des dégâts, tout comme plusieurs bâtiments historiques dans la ville portuaire de Bouchehr.
Un conflit aux conséquences régionales
Ces destructions interviennent dans le cadre d’un conflit déclenché le 28 février, lorsque les États-Unis et Israël ont lancé des frappes sur l’Iran. Ces attaques auraient notamment entraîné la mort du guide suprême Ali Khamenei, provoquant une escalade militaire dans la région.
Au-delà des pertes humaines, les dégâts infligés au patrimoine culturel suscitent de vives inquiétudes quant à la préservation de l’héritage historique iranien, considéré comme l’un des plus riches au monde.
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