Plusieurs prévenus ont été reconnus coupables de détournement de deniers publics, d’enrichissement illicite, de complicité et de blanchiment de capitaux, pour un montant total estimé à 115 millions de francs CFA. Yé Yaké Camille, principal accusé, a écopé de la peine la plus lourde : onze ans de prison ferme et une amende de 462,8 millions de francs CFA, assortis d’un mandat de dépôt. Issiaka Sangaré a été condamné à cinq ans de prison ferme et à une amende de 67,5 millions de francs CFA, tandis que Pasco Billa a reçu quinze mois de prison avec sursis et une amende de 5 millions de francs CFA.
En revanche, plusieurs prévenus ont été relaxés, dont Lydie Bonkoungou, Kouka Dimanche Yaméogo, Billy Zongo et l’homme d’affaires Ismaël Ouédraogo, le tribunal ayant estimé que les charges n’étaient pas constituées ou en faveur du doute.
Tout au long du procès, les accusés ont plaidé non coupables. Le parquet avait pourtant requis des peines allant jusqu’à 11 ans de prison ferme et des amendes pouvant dépasser 500 millions de francs CFA.
Cette affaire s’inscrit dans le cadre plus large de la lutte contre la corruption et la délinquance économique au Burkina Faso, en lien avec d’autres dossiers majeurs, comme celui d’Amidou Tiegnan, pour un détournement présumé de plus de 3 milliards de francs CFA.
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