Selon le commandement américain chargé des opérations dans la région, l’appareil impliqué est un Boeing KC-135 Stratotanker. L’accident s’est produit en début de soirée, vers 18h00 GMT. Dans un premier temps, un bilan de quatre victimes avait été évoqué avant d’être révisé à six morts, correspondant à l’ensemble de l’équipage.
L’armée américaine précise que les premières vérifications n’indiquent pas l’intervention de tirs ennemis ni d’un tir allié. Une enquête a toutefois été ouverte afin de déterminer les causes exactes du crash.
Au moment de l’incident, deux avions ravitailleurs opéraient dans la zone. Si l’un d’eux s’est écrasé, le second a pu rejoindre sa base sans difficulté.
Peu après l’annonce de l’accident, l’armée de l’Iran a affirmé que l’appareil aurait été touché par un missile tiré par des groupes armés pro-iraniens présents dans l’ouest irakien. Cette affirmation n’a pas été confirmée par Washington.
La perte de cet appareil intervient dans un contexte de tensions militaires croissantes entre les États-Unis et l’Iran. Depuis le début du conflit entre les deux pays, le 28 février, l’armée américaine a déjà perdu plusieurs aéronefs, dont trois chasseurs McDonnell Douglas F‑15 Eagle abattus accidentellement par des tirs alliés provenant du Koweït.
Par ailleurs, la situation sécuritaire reste instable en Irak. Des sources de sécurité indiquent que l’ambassade américaine a récemment été visée par une attaque de drone, quelques heures après des frappes menées à Bagdad contre un groupe armé proche de l’Iran, qui auraient fait deux morts.
Dans le même temps, les États-Unis affirment avoir frappé des positions militaires sur l’île de Kharg Island, principal site d’exportation de pétrole de l’Iran. Le président américain Donald Trump a déclaré que ces opérations avaient permis de « détruire » certaines cibles militaires.
D’après l’agence iranienne Fars News Agency, une quinzaine d’explosions ont été entendues sur l’île, sans que les installations pétrolières ne soient endommagées.
Ces événements interviennent alors que le détroit d’Ormuz, par lequel transite habituellement une part importante du pétrole mondial, reste fortement perturbé par les tensions entre Téhéran et Washington. L’Iran a averti qu’il pourrait « réduire en cendres » certaines infrastructures pétrolières liées aux États-Unis au Moyen-Orient.
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