Guerre au Moyen-Orient : Emmanuel Macron assure que la Russie ne bénéficiera d’aucun « répit »
Le président français Emmanuel Macron a affirmé vendredi 13 mars que la guerre au Moyen-Orient ne détournerait pas l’attention internationale du conflit en Ukraine. En recevant à l’Élysée son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, il a déclaré que la Russie se trompait si elle pensait profiter de la situation pour obtenir un « répit ».
« Rien ne nous détournera de l’Ukraine », a insisté le chef de l’État français. Selon lui, Moscou pourrait croire que l’escalade au Moyen-Orient, notamment autour de l’Iran, atténuera la pression internationale. « Elle se trompe », a-t-il ajouté.
Les sanctions contre la Russie maintenues
Emmanuel Macron a également minimisé la portée de la décision prise par les États-Unis d’autoriser temporairement la vente de pétrole russe stocké sur des navires jusqu’au 11 avril. Cette mesure intervient alors que les prix du brut augmentent en raison des tensions géopolitiques.
Pour le président français, cette décision reste « exceptionnelle et limitée » et ne remet pas en cause la politique de sanctions décidée par le G7 contre Moscou depuis l’invasion de l’Ukraine en 2022.
La Russie, l’un des principaux producteurs mondiaux d’hydrocarbures, pourrait néanmoins profiter de cette autorisation pour générer des revenus supplémentaires destinés à financer son effort de guerre.
Les inquiétudes de Volodymyr Zelensky
Le président ukrainien a pour sa part exprimé de fortes réserves face à cet assouplissement. Selon Volodymyr Zelensky, la mesure pourrait entraîner « un renforcement de la position de la Russie » et ne contribue pas aux efforts de paix.
Il estime que cette autorisation pourrait rapporter près de 10 milliards de dollars à Moscou, des fonds qui pourraient être investis dans la production de drones et d’armements utilisés sur le front ukrainien.
Coopération militaire avec la Roumanie
Avant sa visite à Paris, Volodymyr Zelensky s’était rendu à Bucarest, en Roumanie, pour renforcer la coopération militaire entre les deux pays. Avec le président roumain Nicusor Dan, il a signé plusieurs documents, dont une déclaration d’intention pour la production conjointe de drones en Roumanie.
De son côté, la Russie affirme que l’Iran ne lui a pas demandé d’aide militaire dans le contexte actuel. Toutefois, certains médias américains évoquent un possible partage de renseignements russes destiné à aider Téhéran à cibler certaines positions dans la région.