Neuf personnes ont été placées en garde à vue mardi 17 février dans le cadre de l’enquête sur la mort du militant identitaire Quentin Deranque, décédé après une violente agression en marge d’une manifestation à Lyon.
Parmi les suspects figure un assistant parlementaire du député Raphaël Arnault, membre de La France insoumise. L’élu a annoncé sur le réseau X qu’il avait immédiatement licencié son collaborateur. Le procureur de Lyon, Thierry Dran, a confirmé l’arrestation successive de neuf personnes dans cette affaire.
Âgé de 23 ans, Quentin Deranque a succombé à une grave lésion cérébrale après avoir été agressé le 14 février par plusieurs individus, en marge d’un rassemblement d’extrême droite contre la venue de l’eurodéputée Rima Hassan à Sciences Po Lyon. L’enquête, ouverte pour homicide volontaire et violences aggravées, vise à établir les responsabilités précises dans ce passage à tabac.
Selon des témoignages et des images diffusées par TF1, l’attaque aurait impliqué plusieurs assaillants armés de barres de fer, dans un contexte décrit par des sources proches du dossier comme une confrontation entre militants d’extrême droite et d’extrême gauche.
Le collectif identitaire Némésis, présent lors de la manifestation, accuse le groupe antifasciste La Jeune Garde d’être impliqué, ce que ce dernier, dissous en juin, conteste fermement.
Vives réactions politiques
Selon Euronews, l’affaire a provoqué une onde de choc dans la classe politique. Le leader de LFI, Jean-Luc Mélenchon, a dénoncé des actes « déshonorants » et rappelé que la violence ne pouvait être justifiée, qu’elle soit offensive ou défensive.
À l’Assemblée nationale, la présidente Yaël Braun-Pivet a confirmé qu’un assistant lié à l’affaire avait été banni de l’institution, tandis que les députés ont observé une minute de silence en mémoire de la victime.
Le ministre des Armées Sébastien Lecornu a appelé à la responsabilité face à « la rhétorique de la confrontation », alors que le gouvernement met en garde contre l’escalade des violences politiques.
À l’extrême droite, la dirigeante du Rassemblement national, Marine Le Pen, a condamné « les barbares responsables de ce lynchage ». Son allié Jordan Bardella a, lui, accusé LFI d’une « responsabilité morale et politique ».
Une marche en hommage à Quentin Deranque est prévue samedi à Lyon, dans un climat de forte tension politique et sociale.
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